Si vous préparez l’arrivée d’un enfant ou que vous êtes déjà parent, le congé paternité 2026 mérite d’être examiné : la loi introduit un dispositif complémentaire qui prolonge les possibilités d’absence pour s’occuper du nouveau-né, tout en conservant le cadre existant du congé paternité classique.
Sommaire
Quels droits restent inchangés pour le congé paternité classique
Le socle habituel demeure : le droit à un congé paternité de 25 jours calendaires pour une naissance simple (et 32 jours en cas de naissances multiples), en plus des trois jours de congé de naissance payés par l’employeur. Les indemnités pendant ce congé reposent sur les prestations de la Sécurité sociale et peuvent être complétées selon votre convention collective.
Organisation pratique souvent observée : les quatre premiers jours calendaires suivant les trois jours de congé de naissance sont obligatoires ; les jours restants peuvent être placés ensuite, dans un délai de six mois, et il est possible de fractionner le solde en au moins deux périodes (chaque période comportant au moins cinq jours).
Le « congé supplémentaire de naissance » : que change la loi dès le 1er juillet 2026 ?
À partir du 1er juillet 2026, un nouveau droit individuel est ouvert à chaque parent : un congé complémentaire d’une durée d’un ou deux mois. Il vient s’ajouter au congé paternité classique et n’en constitue pas un remplacement.

Sur l’indemnisation, la loi prévoit un versement lié au salaire : 70 % du salaire net pour le premier mois supplémentaire et 60 % pour le second. Pour y prétendre, il faut d’abord avoir utilisé le congé paternité traditionnel. Le congé doit être consommé dans les neuf mois qui suivent la naissance.
Un point important pour la gestion administrative : si vous enchaînez immédiatement ce congé supplémentaire à la suite du congé paternité, le délai de prévenance à respecter vis‑à‑vis de l’employeur est réduit à quinze jours. Dans les autres situations, un préavis plus long s’applique.
Récapitulatif clair en un coup d’œil
| Type | Durée | Indemnisation | Période de prise |
|---|---|---|---|
| Congé de naissance (employeur) | 3 jours | Maintien du salaire (selon employeur) | À la naissance |
| Congé paternité classique | 25 jours (32 en cas de naissances multiples) | Indemnités journalières de la Sécurité sociale | À prendre dans les 6 mois suivant la naissance |
| Congé supplémentaire de naissance | 1 ou 2 mois par parent | 70 % du salaire net puis 60 % le 2e mois | À prendre dans les 9 mois suivant la naissance |
Conseils pratiques pour organiser votre congé sans mauvaise surprise
Voici des points concrets à vérifier pour anticiper les impacts sur votre emploi et vos revenus :

- Vérifiez votre convention collective : elle peut prévoir un maintien de salaire plus favorable que l’indemnisation légale.
- Calculez l’effet des indemnités sur votre trésorerie : 70 % et 60 % du salaire net impliquent souvent un ajustement du budget mensuel.
- Coordonnez avec la mère et votre employeur pour fixer les dates et les préavis, surtout si vous souhaitez enchaîner les différents congés.
- Si vous envisagez de fractionner le congé supplémentaire, confirmez les modalités avec les ressources humaines pour éviter les refus pour motifs organisationnels.
Cas particuliers et limites à connaître
Quelques remarques pratiques à garder en tête : le nouveau congé de naissance est un droit individuel, mais son financement dépend des règles d’indemnisation prévues par la loi et de plafonds applicables aux prestations sociales. Le maintien intégral du salaire reste, quant à lui, lié aux accords collectifs ou aux pratiques de l’employeur. Enfin, bien que ce congé soit présenté comme plus avantageux que l’ancien dispositif de congé parental indemnisé forfaitairement, il peut y avoir des interactions administratives avec d’autres aides (CAF, PreParE) : mieux vaut consulter votre service RH ou la CAF avant toute décision définitive.
FAQ
Quelle est la durée du congé paternité en 2026 ?
En 2026, le congé paternité légal reste de 25 jours calendaires pour une naissance simple et de 32 jours en cas de naissances multiples, en plus des trois jours de congé de naissance payés par l’employeur.
Le congé supplémentaire de naissance est‑il accessible à chaque parent ?
Oui, la loi ouvre un droit individuel d’un ou deux mois supplémentaires à chacun des deux parents. Ce congé doit être pris dans les neuf mois qui suivent la naissance et vient s’ajouter au congé paternité classique.
Quels délais de prévenance faut‑il respecter pour l’employeur ?
Si vous choisissez d’entamer le congé supplémentaire immédiatement après le congé paternité, le délai de prévenance demandé à l’employeur est de quinze jours. Dans les autres cas, un préavis plus long s’applique, selon les règles habituelles.


