Lancer une marque de cosmétiques demande plus que de bonnes formules et un joli packaging, il faut connaître les étapes administratives et réglementaires qui protègent le consommateur. En partant du guide de la DGCCRF, cet article explique de façon pratique ce qu’il faut vérifier avant de commercialiser un produit cosmétique et quels sont les écueils à éviter.
Sommaire
Comment savoir si votre création relève réellement du cosmétique ?
Avant toute chose, identifiez l’objectif du produit : nettoyage, parfumage, protection, changement d’apparence ou entretien des fonctions cutanées sont des indices qu’il s’agit d’un cosmétique. Des exemples courants incluent le dentifrice, le shampooing, le savon, les produits de maquillage ou les crèmes solaires. Cette définition guide le cadre réglementaire applicable et détermine les obligations à respecter.

Les démarches essentielles avant la mise sur le marché
La réglementation exige plusieurs actions préalables pour garantir la conformité et la sécurité. Parmi les principales étapes à anticiper figurent la vérification des substances employées et la constitution des documents administratifs requis. La DGCCRF propose un guide pratique qui récapitule ces obligations pour les porteurs de projet.

- Vérifier la nature et l’autorisation des substances utilisées ainsi que les exigences de sécurité.
- Désigner une personne responsable pour chaque produit mis sur le marché.
- Constituer le dossier information produit (DIP) prévu par la réglementation.
- Notifier le produit sur le portail européen CPNP et effectuer, si nécessaire, la déclaration d’activité.
Quel est le rôle concret de la personne responsable ?
La personne responsable — qui peut être le fabricant, l’importateur ou un distributeur établi — porte la responsabilité de la conformité du produit. Elle doit veiller à ce que les étapes de notification et la constitution du DIP soient effectuées et que les exigences de sécurité soient prises en compte avant la commercialisation.
En pratique, cela signifie choisir clairement qui assume cette fonction dès le démarrage du projet afin d’éviter des zones d’ombre en cas de contrôle ou de réclamation.
Pièges fréquents et conseils pratiques
Nombreux sont les créateurs qui sous-estiment la portée administrative : penser qu’un produit « fait maison » échappe aux règles, oublier la notification sur le portail européen, ou laisser un DIP incomplet sont des erreurs souvent observées. Autre observation utile : documenter chaque étape (choix des ingrédients, tests internes, fiches techniques fournisseurs) facilite la constitution des dossiers en cas de demande des autorités.
Consultez le guide de la DGCCRF pour suivre une check‑list officielle et n’hésitez pas à solliciter conseil tôt dans le processus pour éviter des retards ou des mises en conformité coûteuses.
FAQ
Quels produits sont considérés comme cosmétiques ?
On considère comme cosmétiques les produits destinés à être appliqués sur la peau, les cheveux, les ongles, les lèvres, les dents ou les muqueuses buccales pour les nettoyer, parfumer, protéger, modifier l’apparence ou préserver leurs fonctions.
Qu’est‑ce que la notification sur le CPNP ?
La notification sur le CPNP est une formalité européenne mentionnée par la DGCCRF qui permet d’enregistrer un produit cosmétique avant sa mise à disposition sur le marché de l’Union européenne.
Qui peut être désigné comme personne responsable ?
La personne responsable peut être le fabricant, l’importateur ou un distributeur établi dans l’Union européenne ; l’essentiel est qu’elle assure la conformité réglementaire du produit.
Le dossier information produit (DIP) est‑il obligatoire ?
Oui, la constitution du DIP est une des obligations évoquées par la DGCCRF et doit être réalisée afin de prouver que le produit respecte les exigences applicables.


